Latex

Tout ça a commencé en matant un jour des gogos sur podium à Amsterdam. Aussi musclés qu’ailleurs, mais plus alanguis, avec quelque chose de plus : un vêtement et un regard. Un regard qui ne vous met pas dans une vaste fosse de mateurs anonymes, mais un regard plein et franc, bien en face, qui vous dit : - Je suis beau, j’aime que ça te plaise, ça nous fait du bien à tous les deux Et une tenue que j’ai d’abord pris pour du lycra, quelque chose de très prêt du corps, au grammage très fin, mais soulignant les formes, contours et volumes. Je n’avais jamais vu de latex avant ce jour et depuis que je l’ai eu entre les mains, je suis immédiatement devenu collectionneur, fan, admirateur de cette matière que l’on dit froide et qui possède, je l’affirme, une quasi-ubiquité avec la peau du porteur. A la boutique Black Body, j’ai cru tomber dans les pommes devant ces tonalités de noir, cette douce et présente odeur de plastique refondu, cette subtile alchimie qui fait que les carnations des peaux, claires ou plus foncées, semblent alors toutes droit sorties d’un vieux tableau d’un obscur peintre de mendiants tels que l’on en trouve en Galice. Devant ma fascination, disons même que j’étais scotché devant son décolleté, le vendeur m’a demandé si je souhaitais toucher. Sans doute comme un dealer qui sait que le vendeur va prendre goût à la drogue, il a glisse quatre des mes doigts entre ses poils et la bretelle de son tee-shirt, le tout avec une infinie tendresse. La chaleur de la peau la rendait iridescente, la noir du latex était comme le souvenir d’une caresse. Incroyable ! Ma bite exprimait déjà sa satisfaction, mes muqueuses se faisaient humides, comme désireuses de lécher, mes sens s’affolaient. Le jour même, une combinaison courte. Elle part du haut de mes enveloppes, aide à bien tendre le tissu sur mes reins, enveloppe mes fesses ventrues, les comprime sans les serrer trop, passe sur ma bite et mon cockring et termine ce merveilleux chemin sur mon ventre, à la naissance de mes pectoraux. Et aussi un tee shirt et un string. Le lendemain, alors que je sors en tee-shirt en latex que je saisis que je suis bien moins seul que je ne le crois. Pas même le temps de humer, de m’attarder sur ces mains qui se tendent vers moi et sur ces sourires complices. Un bel hollandais nourri au fromage local, de la masse, mais pas surgonflée comme une amerloque. Une gueule de rital et des cheveux couleurs champs de blés, des jambes longues et carrément, en début de soirée, une combi intégrale noire, en latex, avec deux longues bandes blanches sur le côté qui dessinent la silhouette, on n’est pas à Dam pour rien. Une petite centaine de kilos au jugé, et l’allure gracile, quelque part entre le tigre et le lama, animal mais pas poseur . Aux pieds, des bottes de motos avec fermoirs, un truc compliqué, qui achève le look. Une bombe. Je me mets au bar à côté de lui, c’est sûr qu’en comparaison, je fais un peu débutant. Mais je vois qu’il relève le point commun. Il lève sa bière vers moi et trinque. Petits blablas, il se nomme Daric, et il passe son doigt sous mon téton, faisant claquer deux ou trois fois le latex dessus. Je sens que mon nuit apprentissage ne fait que commencer, j’ai déjà une bonne gaule qui pointe sous le treillis. Bien frenchie, donc très salope, je lui indique que je peux l’emmener à l’hôtel. Il répond que ce sera plus cool chez lui. OK, allons-y. Je trique sur tout le trajet, et quand je vois ce corps emballé dans cette sublime couche de latex, je me dis que je vais me jeter dessus dès que ce sera possible. Méga sourire, petit passage sous un porche et trois étages au dessus, un petit studio sous les combles. Derrière une penderie transparente, une dizaine de vêtements noirs talqués, et des tas d’accessoires en dessous. Et puis sa queue, pas mastodonte mais bien visible, comme une phare sous cette matière de la nuit. Pas question de déballer tout de suite, je déballe juste la mienne au cas où ça le tente et croyez moi c’est pas tout droit venu du rayon liliputien. Je me mets sur son torse, je pose le visage au niveau du cœur, la sensation de chaleur de ce mec plein de vie transperce l’armure, je suis aux anges. Mes sens me poussent vers ces dessous de bras, une odeur de vrai homme, je lape et de temps en temps j’écarte le latex pour laisser venir en moi les relents d’homme qui montent. La tenue est si enveloppante qu’elle lui fait transpirer sur tout le corps. Daric me serre le visage contre la poitrine, je suis plaqué contre lui et je le pelote comme un sculpteur. Sa main dirige la mienne, les courbes, creux et bosses sont comme ceux d’une statue, cette toute légère distance fait écho à notre plaisir, sa peau, capturée et si proche, n’en devient que plus précieuse. Sa pine sous mes doigts se déploie encore plus et quand je le bois se baisser, je crois d’abord qu’il va se mettre à genoux. En écartant doucement sa gueule de mon entrejambe, il saisit ma bite en pleine trique, dépose une couche humide de salive sur le latex recouvrant son corps et la passe dessus. C’est un supplice merveilleux, j’essaie de me dégager mais il m’enserre les jambes pour me bloquer contre lui. Je lui enfonce ma queue dans la gorge et il la reçoit sans la moindre, prenant le mastard comme si c’était la taille minimum. Elle coulisse dans ce fourreau tandis qu’il saisit mes fesses à pleines poignées. Il cesse pour me tendre une bière et je saisis à son regard lubrique qu’il a quelque chose en tête. Difficile pour moi comme pour beaucoup de pisser en bandant. Mais quand il saisit un gant de latex et une boite de gel gras, je comprends que je vais subir un toucher d’expert. Les deux doigts passent facilement le stade de la rosette, le petit coup de poppers apporte le coup de pouce, je suis fouaillé comme un cul entraîné. Curieusement, cet inconnu met les doigts où peu d’amoureux de confiance sont allés. Je suis presque planté sur ces doigts qui fouillent, il me malaxe le fion, je commence à m’abandonner. Ma rondelle bien élargie laisse maintenant passer un bon nombre de doigts. De délicats allers et retours sur la surface de la prostate font monter en moi l’envie de pisser. Je suis les yeux fermés, inerte et passif, capable de recevoir cette subtile caresse interne. Quand j’ouvre les yeux, c’est pour voir mon lourd jet de pisse doré qui passe à l’intérieur de sa combinaison, alors qu’il gémit doucement. Le plaisir est indescriptible, je vise alors les mamelons, sa peau devient plus chaude, l’odeur acide calmé par je ne sais quelle fragrance me monte aux narines. Cette pluie l’a rendu nerveuse, ragaillardi. Il se remet à me pomper comme un roi en fouillant mon cul et dès que je baisse la main vers ses fesses, il ouvre sa combinaison, laissant couler sur le sol quelques grosses flaques de ce mélange de pisse et de sueur. Il rampe jusqu’à un gode qu’il trempe dans une des flaques et s’assied dessus avant de se remettre à me pomper. Ainsi ouvert, je le graisse, je rebois une bière et je l’allonge sur le ventre. Ses jambes sont comme enserrés dans des cuissardes, son cul est superbe. Je viens l’enfiler, les poils mouillés de son dos me chatouillent, je le pilonne un moment, glissant bien le latex de mon tee-shirt sur son dos nu. Les ombres et les lumières du canaux se reflètent dans les fenêtres. Nous garnissons nos tissus fétiches des nos premières marques de foutre. Ce n’est qu’un baptême. Depuis, j’ai déjà passé six week-ends à explorer les autres pièces de la collection, cachées dans la penderie en verre.

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