


La première fois
Je dédie ces lignes à tous ceux qui n’ont pas encore osé franchir le cap de l’amour entre mâles. J’ai 27 ans aujourd’hui. Pendant dix trop longues années, je n’ai jamais réussi à désirer une femme. Mais d’une certaine façon, j’aime encore celui qui m’a fait vivre ma première fois.
Je suis rédacteur dans une compagnie d’assurance. Nos locaux sont situés dans un immeuble où une société stocke des produits inflammables. D’où la présence permanente d’un pompier dans le hall d’accueil. Un peu comme dans les grands magasins, ils sont détachés pour des durées variables. N’étant jamais allé, par timidité, dans aucun lieux de rencontre, je ne sais comment les hommes s’abordent entre eux, si certains signes de reconnaissance permettent d’établir le contact. Elevé dans un milieu très sclérosant, j’ai n’ai jamais osé soutenir le regard d’un homme qui me fixe dans la rue. Certains penseront que c’est dommage, mais comme vous allez le voir, rien n’est jamais perdu. Le premier jour où je le croise, il occupe un endroit banal, à deux pas du meuble de l’accueil. Il sirote un café avec dans les yeux un air de désolation qui donne envie de le prendre dans ses bras, de lui dire que la vie sera plus douce. Il porte le pull réglementaire, il a les coudes posés sur le comptoir. De profil, sous la toile bleue encore luisante, je devine à la fois la forme de ses fesses et son engin. Instantanément, tout se met en place dans ma tête : ses couilles pendantes recroquevillées dans un slibard blanc, sa bite douce. Je regarde ses mains qui semblent douces et burinées, le hale discret de son visage presque enfantin malgré une coupe réglementaire. Je salue l’hôtesse et le pompier, il me sourit, le visage avenant, en me souhaitant une bonne journée. Je traverse le hall en me sentant détaillée, la sensation est tout ce qu’il y a de plus agréable. Inutile de préciser que je flashais grave. Sa carrure, sa bouche, tout chez cet homme trop beau me fait perdre mes moyens. J’attends 11 heures du matin pour descendre prendre un café et dès que je sors de l’ascenseur, je lui dédie un sourire que je veux explicite. Comment dire, j’ai l’impression que si rien ne se fait avec lui, aujourd’hui, je ne passerai jamais le cap. Il doit comprendre, puisqu’il me suit. Mais comment alors être sûr qu’il est d’accord ? En prenant son café, il me pose trois ou quatre questions sur ce que je fais ici, puis me demande si je vais au X.. une boite gay de la région. Je dis non en rougissant, ajoute que je devrais sûrement y aller, que ça me plairait.
Puis il me propose de déjeuner ensemble, sa pause est à 12h30. Je remonte dans mon bureau avec la bite prête à exploser, les minutes semblent durer des heures, je fais tout mon possible pour ne pas me branler aux toilettes. Quand je descends, il a mis une veste en jean sur son unif, ce qui relève encore le bleu de ses yeux. Nous sortons du bâtiment. Là, il me dit que si je suis d’accord on va chez lui, en moto. Il n’a qu’un casque, mais à cette heure-ci, pas de danger. Je crois que pour le suivre, j’aurai pris une trottinette s’il me l’avait demandé. Je m’assied derrière lui en essayant de ne pas trop me coller. Au premier feu rouge, il me prend le bras et le serre autour de sa poitrine. Au deuxième feu, il prend ma main et la pose sur sa bite gonflée. Je me retiens pour ne pas m’évanouir.
En montant l’escalier, il me dit qu’il vit avec son copain, qu’il a envie de faire l’amour avec moi, là tout de suite. Il ferme la porte et me pousse contre le mur, je m’écrase contre son corps, fou de désir. Il en profite pour retirer son pull et son tee-shirt. Ses tétons assez foncés pointent, son ventre musclé est parcouru d’un filet de poils, j’embrasse partout, je ne sais plus où donner de la tête. Je sens sa queue bien dure contre ma jambe, il me relève la tête de ses deux mains, je suis comme un pantin. Fou de bonheur, il m’embrasse longuement et me demande de baisser mon pantalon. Quand sa main vient se poser sur mon caleçon, je crois que vais défaillir. Il sort ma queue et entame une fellation de rêve, faisant sans perdre une seconde coulisser mon zob en fond de gorge, l’engloutissant complètement, aspirant et aspirant. Devant mes gémissements de plus en plus fort, il serre un peu mes couilles, se relève et me présente son engin. Je commence à sucer un peu calmement, et enhardi par l’odeur discrète de ses poils, je me mets à lui avaler le gland, assez rond, planté sur un zob fin et long. Avec son bassin, il exerce une poussée progressive, respectant ce qu’il imagine sans doute être de la timidité. Puis nous nous débarrassons du reste de nos fringues et allons vers le lit de son studio. Alors qu’il m’embrasse à pleine bouche, je m’aperçois que la chaleur du corps de ce mec m’aidera à ne résister à rien. Ses mains dansent sur ma peau, mes cuisses s’ouvrent, ma queue semble se dresser toujours plus haut. Agenouillé devant moi, il se remet à me sucer, cette fois avec une douceur terrible, léchant profondément le méat, enveloppant mon gland et mouillant tout jusqu’aux couilles. Quand il se met à me titiller la rosette, j’ai un peu peur. Mais sa langue s’est insinuée avec tellement de voracité que j’ai su qu’il ne ferait rien qui puisse me déplaire. Il titille avec gourmandise le tour de mon anus. Jusqu’à aujourd’hui, moi seul y suis entré, en savonnant puis en doigtant avec de la vaseline. Quand il en vient à ne plus se consacrer qu’à mon petit trou, je suis comme fou, je ne contrôle plus aucun de mes gémissements. Le temps d’un bref soixante neuf, j’enfile moi-même le préservatif sur cette queue longue et si dure. Alors que je lui dis que c’est ma première fois, il décide de se mettre contre mon dos, comme en chien de fusil, et me demande de tendre mon bassin. Il caresse longtemps mon fion qui semble se détendre très facilement, tellement que je lui demande de me baiser. Lorsqu’il me pénètre, toute la chaleur de son torse luisant passe sur mon dos, sa queue qui pousse me fait crier sans qu’une seule seconde je ne songe à l’arrêter. A l’oreille, il me murmure de ne pas jouir, de pousser un peu. Une fois que sa verge est entré, il me demande de me mettre à quatre pattes et s’est de nouveau introduit doucement en moi. Son va-et-vient est devenu plus rapide. Cette douleur que j’imaginais si forte a complètement disparu. Son sexe entre mes reins, il cogne au fond de moi. Je crois que rien ne m’a jamais apporté autant de bonheur. Lorsqu’il a accéléré encore, me pistonnant, moi le puceau, comme une bête en rut, nous avons joui en même temps. Il s’est effondré sur moi en m’embrassant la cou et en me promettant de me donner ses fesses. Dès le week-end, je le rejoignais dans la boite gay où je n’étais jamais allé. C’est ainsi que trois jours après cette divine première fois, je me suis retrouvé à enfiler deux mecs qui sont devenus des amis. Inutile de dire que tous ces moments figurent en excellente place dans une vaste et lumineuse plage de ma mémoire.

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