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Quand
vraiment ça commence à me chauffer entre les jambes,
je ne me fixe plus aucune limite. Ce soir, le ciel de
paris est superbe, ma moto n’est pas encore dans le
garage. Pas le temps de me changer: ma tenue de ville
n’est pas faite pour les berges de la Seine, mais avec
ce qui gonfle sous mon réservoir encore tiède, ceux
qui veulent s’amuser peuvent s’aligner. Les dix minutes
qui me séparent du port de marchandises de Paris, entre
sablières et monticules de boue, me font défiler dans
les têtes des scénarios classiques: ma queue bien dressée
sorti de mon falzard se laisse pomper par une bouche
qui traîne, et la gorge avale et avale encore, en cadence,
à mes ordres. Quand j’arrive, des voitures tournent,
mais ça pas question : les branleurs qui ne font que
mater n’ont qu’à passer leur nuit avec un magnétoscope.
Je me fous derrière un arbre, juste à gauche, là où
ça se gare, c’est souvent là que les pompeurs viennent
roder, le mur n’est pas éclairé, ça aide les timides.
Après deux clopes grillées, je commence à avoir le bourgeon
qui me démange et comme c’est pas la foule, va falloir
que je bouge. Antivol, casque posé, je vais d’abord
à droite vers le pont, où je crois voir de loin voir
que ça défile un peu. Deux types fument leur clope en
discutant, un mec tout jeune marche très vite comme
s’il avait peur. C’est lugubre pour ceux qui veulent,
excitant pour ceux qui savent: le terrain de jeux n’est
pas seulement un mythe. Après avoir tourné un peu, j’aperçois
un mec assez grand, ou plutôt large, avec des bottes
très hautes, du cuir lustré qui ne demande qu’à se salir.
Une gueule dure et burinée, genre lieutenant de film
de guerre, les jambes dans un treillis, de bonnes pattes
courtaudes et musculeuses. Il tire sur son clope, me
mate franco et part dans l’autre direction. Je suis
à tout hasard, je passe derrière une grue, descend un
monticule. Il est là, debout contre une benne, avec
sa tête de brute, qui te regarde comme si t’avais qu’à
obéir. Je m’approche, je tente de sourire. Rien en réponse.
D’un geste il me fait signe que je dois me foutre à
genoux. L’envie d’un gland est impérieuse, je me penche
vers sa queue, un bon zob court qu’il m’enfonce sans
chercher à me laisser de l’air. Lui, ce qu’il veut,
c’est un subordonné. Je sens sa poigne, ses mains larges
et ses doigts lourds et veinés, les callosités de ses
phalanges, je ne peux pas réfléchir, je ne peux que
profiter de l’occas. Sa fouille de ma glotte est de
plus en plus poussée, il pousse sur mes épaules. Je
tente de résister, je tiens pas à sucer les genoux dans
la mélasse mais j’ai pas le choix.
Je sens que cette
terre froide, à moitié liquide s’insinue dans le tissu
tout fin de mon fut BCBG, je sais que je ne peux plus
résister, je trique sans retenue. J’avale à me faire
éclater la gorge, je frémis en sentant qu’il déboutonne
ma chemise, qu’il fait péter un à un les boutons pour
s’attaquer à mes tétons avec ses doigts de boucher.
Sans se servir de ses ongles, c’est comme s’il les limait
à la ferraille. Le pincement me brûle les tétons, il
les tire de plus en plus fort sans me laisser le temps
de m’habituer. Je sens que je deviens pour lui le petit
bourgeois égaré à larver sans mesure, celui qui va se
faire mettre la gueule à terre et aimer ça. Les bruits
de la ville qui surplombe se mélangent aux moteurs des
péniches qui passent. La tête bloquée sur son jonc,
je ne peux même pas savoir si, comme si souvent, d’autres
mains pignolent des tiges en profitant du spectacle.
L’odeur du cuir des bottes, celui de ses couilles lourdes
poussées sous mon menton par le cockring me font perdre
tous mes moyens. Je pourrai encore refuser de faire
la larve, je ne le peux pas. Mes mains qui enserrent
le coton kaki viennent toucher le cuir de ses bottes,
je sais que je vais perdre ce combat et aimer ça. Une
de ses mains quittent le téton enserré et vient palper
mon cul cambré par la promesse du plaisir. Il détache
alors sa ceinture pour m’en faire un collier et me force
à ramper, sur au moins trente mètres, vers le bas d’une
grue. Aucune des personnes présentes ne pouvaient manquer
la vision d’un mec habillé comme n’importe qui un jour
de semaine. Une claque vient ceindre mon cul, puis une
deuxième, exactement au même endroit. Je suis tenu en
laisse et marchant à quatre pattes suer ce sol poisseux.
De temps en temps, il baisse le main pour me mouiller
le derche, l’idée de me faire enfiler dans la boue me
répugne encore un peu, mais la honte se mêle à la joie
d’avoir cette bite et ces burnes lourdes. Ses mains
cognent un peu mon cul, ma gueule arrive vers ses bottes
où je passe la langue. Il chope mes couilles et prend
dans ma poche de fut une capote qui dépasse. Ouahh,
je serai prêt à jouir : me sentir dans la boue à la
merci d’une matraque, me faire enfiler par un chibre
de colosse. J’entends qu’il lubrifie sa queue et qu’il
plie les genoux. Moi je suis à quatre pattes sur la
glaise, mais pas question pour lui d’y mettre autre
chose. Je me sens fier et pitoyable, je vais où je ne
suis jamais allé. Ses deux mains calleuses écartent
mon cul de pute, il malaxe un peu la rosette au gel
et s’enfonce en me chevauchant. Putain, j’essaie presque
de me débattre, mais la ceinture vient m’occuper la
gueule comme un mord aux dents. Mes joues dans l’humidité
du sol m’obligent à fermer les yeux, j’oublie tout,
fringues et limites, pour me laisser aller à mes envies
bestiales. Le cul tendu, j’allonge les bras le long
du corps pour frôler sous la boue le cuir de ses bottes,
que je caresse, sur le dessus, le dessus, sous le semelle
où je sens le soubresaut de ses talons en même temps
que le labourage régulier et vigoureux de ma chatte
avide. Des bruits de voiture sur le pont, le son des
pas dans la boue sont irréels. Quand il accroche des
pinces à mes seins, je me mets moi-même sur le dos:
car pour me tirer de face, il va devoir y mettre les
genoux. C’est mal le connaître: il tire sur les pinces,
laisse tomber des crachats sur ma gueule et vient me
branler d’une main boueuse. D’un pied placé sous ma
hanche, alors que je sens le foutre gicler, il me retourne
d’un coup précis. Le ventre contre le sol, je crache
mon jus dans cette terre froide et ses gravats. Je reviens
sur le dos, je vois sa main malaxer sa tige et son jus
qui arrive par saccades, traînées claires sur mon corps
couvert de glaise. Je suis recouvert, les yeux ouverts
dans la pénombre, je vois les deux bottes partir et
je devine quelques silhouettes qui s’éloignent. Mes
seins sont douloureux, mon cul me cuit, la nuit a été
bonne.
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