Scénario abattage

Depuis que je suis gamin, je rêve de faire l’amour en groupe, avec les joueurs d’une équipe de rugby ou l’ensemble d’une caserne de pompiers. Avec les années, depuis que je vis en couple avec Marco, qui me comble et me fait voir le plaisir autrement, cette idée ne m’a pas quitté. Lors d’un séminaire avec mon entreprise, je me suis imaginé me faisant bousculer un peu à la fois sur le bureau avant de subir, l’assaut des tiges de tous les mecs: ma vision était tellement puissante que je voyais leurs couilles venir ballotter contre le bas de ma fente. Souvent, au moment où mon Marco vient de mettre une capote, quand il se passe du gel dessus et qu’il me fait attendre, jouant avec mes nerfs, je suis obligé de lui dire ce qu’on ne peut avouer à personne : je lui dis que mon cul est fait pour donner du plaisir aux hommes, que je suis un instrument entre les mains de ceux qui ont besoin d’un tendre jouet ou d’une pute avide. Il frotte alors son gland contre ma raie et me presse de tout lui dire pour qu’il me l’enfonce. C’est comme ça que je lui ai raconté ce scénario qui revient avec régularité. Son visage s’est éclairé, j’ai senti qu’il pensait à la mise en œuvre de cette scène. Plusieurs semaines passent. Marco, en dehors d’une fréquentation un peu plus assidue d’Internet et de coups de fils où il raccroche quand je rentre, ne me parle de rien. Un samedi, il me dit qu’il va me faire un lavement. Nous voici donc à l’heure de l’apéritif, dans la baignoire, ma rosette est pleine de crème pour recevoir la canule, il me passe un peu de poppers sous le nez et fait lentement couler l’eau tiède en moi, en me massant le ventre.
- C’est qu’il te faudra être souple, tu ne pourras plus partir ou te plaindre…me dit-il.
A ce moment là de nos préparatifs, je n’ai rien de précis en tête, je crois seulement qu’il va m’attacher au lit et s’occuper de mes fesses, comme si souvent. En y repensant, hier soir, il m’a rasé avec soin, avant de me passer une huile très douce. Je commence à comprendre que quelque chose est prévu, je le force à me répondre, je lui dis que tout de même, je peux savoir. Devant ses dénégations, j’insiste avec fourberie : nous nous sommes toujours dit, s’il a invité des gens à la maison, je dois être au courant, on ne partage pas le même toit depuis des années pour que je sois traité comme un étranger. Inutile, on ne fait pas céder un breton comme ça. Il me donne un vieux short de gym échancré, un débardeur usé. D’un ton qui ne supporte pas la contradiction, Marco m’ordonne de l’attendre dans la voiture.
Il arrive juste après moi, et se met au volant après avoir mis un sac dans le coffre. Quinze minutes après, il se gare derrière une suite d’entrepôts, non loin du plus grand fleuve de la ville et me dit de le suivre. Un érection déforme mon short, si quelqu’un passe, je risque l’inculpation pour attentat à la pudeur. Arrivés derrière une ancienne usine, nous entrons dans ce qui ressemble à une salle des machines. Marco a son sac à dos à l’épaule, il me dit que je vais devoir obéir, sans me plaindre. La seule lumière qui nous éclaire est celle des phares de voiture qui passent sur la bretelle d’autoroute nous surplombant, plus quelques traces de lune qui passent les vitres sales.
- Tu peux renoncer, nous pouvons partir, mais je sais que ça va te plaire…
Alors que je baisse les yeux pour lui dire que j’accepte, je crois entendre des pas qui foulent l’herbe des bords du fleuve. Je suis mon Marco dans la salle des machines, je me mets à genoux pour qu’il me donne son zob, mais il me repousse en me disant que j’aurais bien mieux et bien plus. Il me menotte ensuite à ce qui ressemble à une ancienne machine de scierie et m’enlève mon short. Autour de nous, la nuit se remplit de sons de moteurs, des motos sans doute et juste avant qu’il ne me passe un bandeau sur les yeux, je le vois poser au sol quelques bougies allumées, comme pour baliser un terrain. Très vite, des pas lourds raisonnent, Marco me glisse du poppers sous le nez et m’ordonne de respirer trois fois très fort de chaque narine. Très vite des mains m’effleurent, rugueuses et chaudes, l’une d’elle est baguée et Marco ne parte pas de bague. Ses doigts viennent se poser sur mon cou, m’apportant cette inouïe sensation de bien-être et de confiance : il est prêt de moi, il m’aide à m’abandonner, à passer avec lui le mur si lourd qui sépare mes fantasmes de mes actes réels. Il vient tirailler mes seins, réveiller mes sens. Nu dans la nuit, ou à peine vêtu d’un débardeur ample, mon cul blanc et tendu doit se tendre vers les hommes qui passent, il m’encourage en embrassant mes mains menottées sur le métal rouillé, réveillant tous mes sens. Des mains saisissent mes fesses et commentent, les mots se perdent dans la nuit, ma bouche est prise par une queue dure, courte, au gland mouillé, tandis que d’autres doigts remontent de mes genoux à mon cul qui s’ouvre sous le gel. Les chibres de viandes dures défilent dans ma bouche, des mains me forcent et j’avale comme une fille d’abattage, je passe ma langue sur les freins, je hume les saveurs des bruts qui montent de ces couilles pas rasées. Quand deux d’entre eux tentent de faire passer leurs dards en même temps, je sens que deux mains m’écartent les joues. Les gémissements et les cris rauques se mêlent dans ma tête. La première queue qui arrive dans mon boyau force le passage et m’empaffe l’anneau. Pas d’inquiétude, Marco est un accro de la capote, il doit faire la distrib. Mon bide s’emplit de ce mandrin puis laisse la place à un autre, plus petit mais qui me dessoude le trou. Quand peu de voitures passent, je les entends commenter entre eux cette fente mouillée qui s’ouvre comme un fruit et s’enfile. Je deviens la chienne de mes rêves, je ne sais s’ils sont trois ou six, mais je me promets de leur donner de quoi grogner encore plus, je leur cogne leurs glands avec mon sphincter serré, je leur coince les pistons puis je les libère dans ma chatte béante. J’imagine mon cul bavant de gel, boursouflé avec ses mecs qui me passent dessus et s’échangent la machine à vidange que je suis. J’enfourne et j’enfourne encore, je laisse échapper une plainte. Mes bras sont douloureux, alors mon Marco me libère, il sait que je vais me donner encore mieux : je saisis alors leurs couilles suintantes de sueur, je les empoigne entre mes cuisses ou sa ma bouche. Quand je reconnais la voie de Marco qui me dit de me mettre à quatre pattes, j’obtempère. Ma rondelle graissée subit les derniers assauts, j’entends mes gars qui s’éloignent. Allongé de tout mon long sur la terre battue, j’accueille la pine et la purée de mon homme, tandis que ma jute explose sans que je me touche, dans une jouissance magique. Il m’enlève mon bandeau, j’entends les bruits de moteurs dans la nuit et je le remercie doucement, ébloui, les entrailles bouillantes. Maintenant, quand nous sortons en ville, Marco me dit en riant que peut-être un des hommes debout au bar a buté son gland au fond de mon bide et que je ne peux pas le reconnaître.

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